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Les gens savants parlent pour nous

Chacun sait que le miel est bon pour la santé. Je n’en dirai pas plus n’étant pas médecin. Mais je vous renvoie à cet excellent article :

https://lavierebelle.org/histoire-des-usages-medicinaux-du

Quant au côté pictural et énigmatique, régalez-vous.

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Le rucher à l’automne

Visite des ruches du Vallon du Coq. Une raquette de badminton pour chasser les frelons ; un enfumoir et un lève cadre pour examiner les ruches. Et la Sainte Victoire pour faire joli !
De belles abeilles jaune pâle, du pollen, des réserves. Du beau couvain sur les autres cadres.
Mais les coquines ! Elles ont gardé tout le miel pour elles, dans la ruche. La récolte de miel de montagne a été catastrophique. On comprend maintenant pourquoi. Mais entre le bien-être des abeilles et les récoltes abondantes, j’ai choisi. Ou je ne suis vraiment pas douée pour le commerce… ni pour l’apiculture.
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Pourquoi mon miel est le meilleur du monde du quartier ?

Mon miel est présenté aux consommateurs tel qu’il sort des hausses. Il n’est pas chauffé lors de l’extraction. Il n’est pas mélangé avec quoi que ce soit.

Il est parfaitement et totalement français, même si l’api ne l’ait pas complètement (mon drôle d’accent, c’est mon reste de québécitude).

C’est un miel précieux. L’Api bosse. J’ai une micro-miellerie et je prends le temps d’extraire, de mettre en pots et d’étiqueter manuellement. Mais ce sont surtout les abeilles qui travaillent.

Pour un pot de 500 g : 3000 abeilles butineront 3 millions de fleurs en parcourant l’équivalent de 2 fois le tour de la terre pendant 2 semaines. Une seule abeille pendant toute sa vie ne produira qu’une grosse goutte de miel !

Voilà pourquoi c’est si précieux.

Certains diront qu’on exploite les abeilles. Moi je crois surtout qu’on les gâte.

En 2019, pour plus de 100 ruches, je n’ai récolté que 650 kilos de miel, alors qu’une belle ruche de 40 à 70 000 abeilles peut produire plus de 30 kilos par an. En 2021, pour 150 ruches, 800 kilos… et j’ai perdu plus de trente ruches. C’est peut-être parce que je suis cruche, mais c’est surtout que je ne veux pas les brusquer. Plusieurs ruches restent sur place parce que la reine est vieille, l’essaim faible ou que ces abeilles sont flemmardes. Certaines n’ont même jamais rien produit. Les ruches sont comme les chats ou les humains : il y en a qui sont sympas, propres et travailleurs et d’autres, agressifs, dégueulasses et paresseux. Il faut les endurer… Et je parle en connaissance de cause : j’ai deux chats, Montaigne et La Boétie, qui me mènent par le bout du nez. La servitude volontaire, vous connaissez ?

Et si je comptais sur les bénéfices que me rapporte mon exploitation pour partir en voyage, je pourrais me payer une balade jusqu’à Valensole, mais pas beaucoup plus loin. Cette année, je repars donc en colonie de vacances avec mes zazas. Ici, il pleut enfin, mais la nature en Provence n’est pas très généreuse. Souhaitons qu’à Valensole, Rians, Riez, Saint-Géniez ou Colmars-les-Alpes, les fleurs regorgeront de nectar mellifère cet été.

Au boulot les belles. Et pour vous encourager, voici une tite chanson.